LE MENSOULEGUIÉ

Chères et Chers collègues,

Le Syndicat SANCA-UNSA affirme que les syndicats sont des courroies de transmissions d’un parti politique.

Cette affirmation est mensongère, irrespectueuse de l’histoire de notre pays, comme elle l’est de votre intelligence.

Quel serait d’ailleurs ce parti ? Ce serait drôle si ce n’était pas triste à vomir.

Force ouvrière est constitué de personnes de sensibilités différentes nous n’en faisons pas état car ce n’est pas l’objet qui nous occupe, nous travaillons pour protéger analyser et défendre le travail, nous sommes à notre place dans le contrepoids et non dans la cogestion.

Si les syndicats étaient inféodés aux partis politiques pourquoi s’opposeraient-ils donc à leurs décisions ?

Les arrangements intersyndicaux entre amis existent, j’en suis fière, Force Ouvrière et par ma voix au premier chef respecte les femmes et hommes qui syndiqués autrement de nous œuvrent pour vous.

Je respecte tous les syndicats mêmes la plupart de ceux qui, engagés au mensouneguié s’associent à ces manœuvres indignes.

Il se présente comme une victime. Ce serait à vous de sauver le syndicat des non syndiqués anti-syndicats, quelle blague.

J’éprouve à l’encontre du rédacteur de ce tract une aversion extrême, car c’est un menteur qui vous manipule toute l’année de façon effrontée.

Il vous manipule pour la CAP, vous faisant croire qu’il est intervenu alors,que jusqu’à aujourd’hui il ne siège pas lui-même. Les interventions des syndicats sont consignées dans des PV, nous les tenons à votre disposition.

Si d’aventure il agissait en dehors de la CAP, cela prouverait qu’il y a bien là entente entre amis.

Le CESAN est une association de qualité, le conseil d’administration que j’ai l’honneur de présider depuis sept ans est composé de femmes et d’hommes volontaires et respectables.

Si le CESAN est en capacité aujourd’hui de vous offrir des actions de qualité ce n’est certainement pas grâce à celui qui a d’ailleurs voté au dernier CT contre la convention d’objectif. Ce vote s’il recevait un écho favorable signerait simplement la mort du CESAN.

Il a également voté contre

Identification de la mission égalité femmes-hommes au sein de la direction générale adjointe ressources humaines

Présentation de la Mission « Égalité – Droits des femmes – Prévention du harcèlement »

Dans le document que vous avez reçu, cette phrase retient aussi mon attention :

« Dans la plupart des cas … a été entendu… qui défend des dossiers sérieux et des agents méritants » Pourquoi alors ne les gagne t’il pas tous ?

L’augmentation de la valeur faciale du ticket restaurant.

L’employeur détermine librement le montant de la valeur libératoire (= valeur faciale) des titres-restaurant.

Le titre restaurant est en partie financé par l’employeur, qui doit obligatoirement prendre à sa charge entre 50 % et 60 % de sa valeur. Il reste entre 40 % et 50 % de la valeur du ticket à la charge du salarié.

Pour être exonérée des cotisations de sécurité sociale, la contribution patronale doit être comprise dans la limite de 5,43 € par titre pour les titres 2018.

Si la contribution de l’employeur dépasse cette limite (ce qui n’est pas interdit), la fraction de la contribution excédant le plafond légal, est réintégrée dans l’assiette des cotisations sociales de l’entreprise.

Cela peut dire deux choses, soit notre employeur augmente sa cotisation, cela le contraindrait à payer un impôt supplémentaire, soit cette augmentation serait financée par nos propres deniers, hors si l’employeur n’augmente pas sa participation, augmenter la valeur du chèque ne nous apporte aucun avantage.

Que dire du VERSO ?

Le syndicat qui n’est pas aux ordres, alors qu’il vote POUR un dossier dont il est CONTRE pour être agréable au DGS (propos consignés dans le PV et consultable dans nos locaux)

Ni pour le désordre, alors qu’il utilise des moyens de communications interdits à tous les syndicats sauf à lui, qui s’arrange en dehors des protocoles électoraux et syndicaux.

Le dialogue social à Nice est apaisé et l’a toujours été et ce n’est certainement pas grâce à lui.

Ni Paris Ni Marseille…… Alors pour Nous Niçois du syndicat FO de naissance et d’adoption.

Notre Nice est une terre de diversité, ouverte sur le monde, c’est une terre mère qui a adopté nombre de, Scientifiques, Philosophes, Universitaires, Intellectuels, Artistes, Sportifs, Journalistes, Hommes de lois, Écrivains, Entrepreneurs, Architectes et FONCTIONNAIRES qui n’étaient pas niçois de naissance et pourtant lui a apporté louanges et reconnaissance.

Si vous votez pour cela, c’est que vous donnez du sens, au mensonge, à la manipulation, au recul de  la défense du droit des femmes, au recul de la défense du droit à la différence, il enferme Nice et les Niçois dans ce qu’ils n’ont jamais été, des humains intolérants.

Je fais confiance à votre libre arbitre.

FO en action au Service des Espaces Verts

J-27 les Elections Professionnelles c’est parti !!!

La vidéo est disponible sur notre chaîne YouTube et à partir de cette adresse : (https://www.youtube.com/watch?v=qVDfiLR_ll4)

Pour celles et ceux qui n’ont pas accès à Youtube au bureau, vous pouvez visualiser la vidéo à partir du lien ci-dessous :

https://drive.google.com/open?id=1F4k_bfn43Y5oYiN-Di8aHkcVXxVAbt6h

Vous pouvez également la visionner sur Facebook et sur Twitter

Etat du parking du MIN

Nous avons alerté l’administration sur l’état préoccupant du parking du MIN en réunion préparatoire du Comité Technique NCA :

  • Présence de gravats sur le parking
  • Dysfonctionnement de la barrière d’accès du parking
  • Déchets et véhicules épaves sur la ligne de stationnement longeant les Sagnes, …

Monsieur le Directeur Général Adjoint du Développement Durable, Réseaux et Infrastructures a pu constater personnellement sur site les points évoqués ci-dessus.

Pour y remédier, une opération de nettoyage a été effectuée, et la Direction des Bâtiments a mandaté une entreprise pour la réparation et la remise en service de la barrière d’accès. de plus la Direction propose d’effectuer une surveillance des installations, un agent de sécurité pourrait être affecté au contrôle du bon fonctionnement de la barrière et aux signalement d’éventuels dysfonctionnements auprès d’Allo Bâtiments.

La DGA Sécurité, Police Municipale et Espaces Verts seront sensibilisés à la nécessité d’une vigilance accrue de ces espaces, et le site est équipé d’une caméra de vidéosurveillance réliée au Centre de Supervision Urbaine de la Ville de Nice.

Anicet Le Pors : « Le statut sera progressivement contourné et mis en extinction » Article de la Gazette des Communes

Publié le 26/06/2018 • Par Bénédicte Rallu • dans : A la uneA la une emploiA la Une RHActu EmploiFranceToute l’actu RH

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Fabien Calcavechia

Trente-cinq ans après la création de la fonction publique territoriale, le « père » du statut, Anicet Le Pors, conseiller d’Etat honoraire, ancien ministre, dénonce avec esprit ce qu’il estime être la dangerosité du programme d’Emmanuel Macron pour la fonction publique.

Le gouvernement a officiellement lancé le 1er février une réforme de la fonction publique dont la traduction législative devrait intervenir dans le courant de l’année 2019. « Une énième », disent les plus expérimentés, comme pour se rassurer. Les plus inquiets pensent que ce nouveau coup de semonce pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les services publics.

Les quatre chantiers soumis à concertation (dialogue social, contractuels, rémunération et évolution de carrière) font l’unanimité syndicale contre eux. Sans parler de la méthode, qui cristallise les mécontentements…

Le XXIe siècle devrait être « l’âge d’or du service public ».

Toujours combatif, Anicet Le Pors, ancien ministre communiste de la Fonction publique et des réformes administratives (1981-1983) du gouvernement Mauroy, pense toutefois que le président de la République, « aussi habile soit-il », et comme ses prédécesseurs, « échouera » dans son entreprise de démantèlement. En politique, bien des choses peuvent se passer… L’homme reste optimiste !
Et n’hésite pas à rappeler que le statut a toujours été l’objet d’attaques, frontales comme souterraines. « La fonction publique territoriale a subi, à elle seule, 84 modifications ! » Plus que le statut, ce sont les principes et les valeurs le sous-tendant qui sont les plus importantes, explique Anicet Le Pors. Pour l’ancien ministre, le XXIe siècle devrait être « l’âge d’or du service public ».

Comment voyez-vous la réflexion actuelle sur la fonction publique ?

Emmanuel Macron est un homme du libéralisme, de l’économie de marché. Il est d’une hostilité totale envers tout ce qui apparaît comme réglementation statutaire des salariés. Sa norme sociale de référence est celle qu’il a définie par la réforme du code du travail : le contrat individuel conclu entre un salarié et un patron. Il pense qu’elle devrait devenir la référence générale pour le salariat, aussi bien dans le public que dans le privé.

Dans le champ des personnels à statut, il a vu qu’il y avait des terrains inégalement difficiles. Et a choisi de commencer sa croisade anti-statutaire par les cheminots car l’entreprise publique était vulnérable sur le plan juridique (1) et ses effectifs ne dépassent pas 140 000 agents. Il pouvait aussi s’appuyer sur la dégradation du service public des chemins de fer. Si le verrou statutaire des cheminots saute, la voie sera ouverte pour s’attaquer à tous les autres statuts, et parachever ce qui a déjà été fait pour d’autres comme à Air France, La Poste, EDF et France Télécom. Avant le gros morceau, qui est le statut de la fonction publique avec 5,5 millions d’agents, soit 20 % de la population active.

Emmanuel Macron mène sa croisade de manière intelligente, progressive, insidieuse.

Emmanuel Macron mène sa croisade de manière intelligente, progressive, insidieuse. Il avait indiqué la voie en jugeant le statut de la fonction publique « inapproprié », puis a qualifié les personnels à statut d’« insiders », c’est-à-dire de nantis, de privilégiés…

Le 13 octobre dernier, Edouard Philippe a lancé l’affaire en écrivant à ses ministres que l’Etat serait amené à abandonner des missions ou à les transférer au privé. A ce moment a été décidée la constitution de CAP22 qui est un leurre, car constitué pour rendre les conclusions que le gouvernement attend. Nous sommes bien dans le paradigme de l’entreprise privée.

Le statut de la fonction publique est-il en danger ?

Avec le recours accru aux contractuels, les plans de départs volontaires, la rémunération au mérite, etc., Edouard Philippe a dit l’essentiel le 1er février. Le comité CAP 22 va faire de la surenchère. Ce qui permettra au gouvernement de revenir plus ou moins à ses propositions de départ.

Olivier Dussopt (2) peut ainsi dire aujourd’hui que le gouvernement ne supprimera pas le statut. Je n’ai d’ailleurs jamais pensé qu’ils allaient le faire dans l’immédiat. Ils ont en tête un schéma du genre fonction publique allemande avec ses 700 000 fonctionnaires, alors que la population est plus nombreuse. Tous les autres agents publics sont dans des conventions collectives.

Le risque est d’abîmer notre conception du service public au profit d’une société de marché généralisé.

Pour atteindre cet objectif, le statut serait progressivement contourné et mis en extinction, tout en favorisant le recrutement de contractuels, au détriment des fonctionnaires. Le risque est d’abîmer notre conception du service public au profit d’une société de marché généralisé.

Bon nombre de présidents de la République et de gouvernements ont voulu réformer la fonction publique. Pensez-vous que, cette fois, la démarche ira à son terme ?

Macron veut supprimer 120 000 postes. Mais, sauf à courir un grand risque politique, il buttera sur le minimum de moyens à concéder pour garantir la cohésion sociale et une satisfaction minimale des besoins sociaux incompressibles.

Le-Pors-Anicet

Et puis il y aura nécessairement une prise de conscience populaire d’une démarche contraire à l’intérêt général. Il est habile – comme le montrent la réforme du code du travail et celle du statut des cheminots – et il va vite, mais je pense qu’il mesure mal la place prise dans la culture républicaine de notre pays par le service public et la fonction publique.

Comme ses prédécesseurs qui ont prétendu recourir au contrat contre la loi, comme Nicolas Sarkozy en 2008 qui en appelait sur ce même terrain à une « révolution culturelle » dans la fonction publique, il échouera. Les cartes ne sont pas toutes du même côté… Et il y a toujours des imprévus en politique.

Faut-il décrocher les trois versants de la fonction publique ?

L’architecture du statut a été conçue sur la base d’un équilibre entre deux principes constitutionnels : l’unité de la République et la libre administration des collectivités. Un étatisme dominant, et Bercy gérerait les collectivités ; une balkanisation, et la différenciation et la hiérarchisation des fonctions publiques l’emporteraient. Dans les deux cas, la FPT serait perdante. Il est normal que la place du curseur entre unité et diversité fasse débat. Il prolonge l’affrontement ancien entre Jacobins et Girondins. Sa solution peut varier dans le temps.

Ma conviction est que si la FPT est, à l’évidence, la cible principale des adversaires du statut, elle est aussi une promesse d’enrichissement pour toute la fonction publique en raison de sa proximité avec les besoins, de la grande diversité de ses activités, de la relative autonomie de sa gestion, de sa recherche permanente d’adéquation entre objectifs et moyens, de sa relation humaine avec l’usager. A cet égard, le statut confère aux élus territoriaux une sécurité juridique, mais aussi une responsabilité dans l’application fine de l’Etat de droit.

La  FPT estla cible principale des adversaires du statut ; elle est aussi une promesse d’enrichissement pour toute la fonction publique

La question n’est donc pas de savoir si le statut doit évoluer. S’il ne le faisait pas en fonction de l’évolution des besoins, des technologies et du contexte national et mondial, il se scléroserait et finirait par disparaître. Mais son évolution ne saurait s’inscrire dans la perspective bornée d’un libéralisme regardé comme un horizon indépassable. Nous sommes au contraire dans un monde d’interdépendances, d’interconnexions, de coopérations et de solidarité qui se concentrent, en France, dans une idée enracinée dans notre histoire et notre culture : le service public. Là est la modernité.